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Anticorps
Un anticorps est
une substance fabriquée par certaines cellules du
système
immunitaire en réponse à une stimulation par une
substance
étrangère à notre organisme
(l’antigène). Les anticorps
permettent à l’organisme de détecter et
de neutraliser des
éléments étrangers et potentiellement
dangereux. Un anticorps est
toujours spécifique d’un
antigène : leurs structures sont
complémentaires pour qu’ils se fixent
l’un à l’autre.
Les anticorps sont des protéines que l’on appelle aussi immunoglobulines (ou Ig).
La
recherche
d’anticorps particuliers dans le sang des patients permet
d’aider
au diagnostic de polyarthrite rhumatoïde ; les
auto-anticorps
anti-CCP sont des marqueurs assez spécifiques de la
polyarthrite
rhumatoïde ; ils ont l’avantage
d’apparaître assez tôt et
permettent donc un diagnostic précoce de la maladie.
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Anticorps
monoclonal
Les anticorps
monoclonaux portent ce nom car ils sont obtenus à partir
d’un
clone, c’est à dire d’une souche unique
de plasmocytes qui va
fabriquer de nombreux anticorps tous identiques et
spécifiques du
même antigène.
Ils sont utilisés comme traitement de certaines maladies comme les maladies auto-immunes ou les lymphomes : leur action va bloquer très spécifiquement un antigène donné. La dénomination internationale de ces anticorps se termine par « mab », comme certaines biothérapies, ce qui signifie « monoclonal antibody ». Exemple : Adalimumab, Rituximab,…
Anti-TNF
alpha
Le tumor necrosis
factor (TNF) est une substance fabriquée par certaines
cellules qui
attaquent les microbes et les cellules anormales. Il joue aussi un
rôle important dans l’inflammation.
D’où l’idée de le
contrôler, soit par des anticorps de souris
humanisés (Rémicade®),
soit par des anticorps humains (Humira®), soit en inondant
l’organisme par son récepteur (Enbrel®).
En se fixant sur le TNF
alpha, ces anti-TNF alpha vont l’inactiver. Ces produits
issus des
biothechnologies sont aussi de puissants agents, efficaces dans la
polyarthrite rhumatoïde, les spondylarthropathies, le
rhumatisme
psoriasique.
Autorisation
de Mise sur le Marché (AMM)
Autorisation
donnée par le ministère de la santé
d’utiliser et de mettre sur
le marché un médicament. Les AMM peuvent
être nationales ou
européennes. Ces autorisations, dans les deux cas, sont
l’aboutissement d’une longue procédure
d’évaluation de
l’efficacité des médicaments et de la
sécurité de leur emploi.
CRP (ou
Protéine C Réactive)
C’est l’une
des protéines de l’inflammation ; on
l’utilise donc pour
suivre biologiquement une maladie inflammatoire.
L’intérêt
spécifique de cette protéine est sa grande
réactivité : son
taux sérique augmente dans les heures suivant le
début d’un
processus inflammatoire et se normalise rapidement lorsque celui-ci
se résorbe.
Cytokine
Substances
solubles de communication synthétisées par les
cellules du système
immunitaire ou par d'autres cellules et/ou tissus, agissant
à
distance sur d'autres cellules pour en réguler
l'activité et la
fonction. Avec les hormones et les neuromédiateurs, ces
molécules
sont essentielles à la communication de nos cellules. Les
cytokines
sont des protéines et incluent entre autres les lymphokines,
les
monokines, les interleukines et les interférons. Au cours
des
pathologies articulaires inflammatoires, on retrouve de fortes
quantités de cytokines dans le liquide synovial telles que
l'IL-1, l'IL6 ou
le TNF alpha. Ces cytokines sont devenues des cibles
thérapeutiques
dans la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite
ankylosante et
le rhumatisme psoriasique.
DAS
28
Le DAS est un
indice développé par l’EULAR, qui
s’exprime sous forme d’un
nombre et qui permet de calculer l’activité de la
polyarthrite
rhumatoïde à un moment donné, afin de
juger de son évolution et
de la réponse au traitement. Le DAS 28 prend en compte le
nombre
d’articulations douloureuses, gonflées (sur un
total de 28 dans ce
cas) et l’état général du
patient.
Voir la fiche « Je connais mon DAS et son évolution »
Effets
secondaires
Ce sont stricto
sensu les effets indésirables (nocifs)
liés aux propriétés
pharmacologiques d’un médicament. Ainsi, les
ulcères provoqués
par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
sont des effets
secondaires parce que liés au mode d’action de ces
produits. On
lui préfère le terme « effets
indésirables » qui
regroupe toutes les complications susceptibles
d’apparaître
lorsque le médicament est employé aux doses
préconisées, quel
qu’en soit le mécanisme (effet secondaire, origine
allergique, …).
Lymphocytes
Les lymphocytes
sont des cellules du système immunitaire. On distingue
plusieurs
types de lymphocytes : les lymphocytes B dont un certain type,
les plasmocytes, fabriquent les anticorps et les lymphocytes T
qui sont capables de détruire directement des cellules
infectées ou
les bactéries.
NFS
(Numération Formule Sanguine)
Examen de
laboratoire donnant la composition cellulaire du sang. Elle comporte
le compte des globules rouges (et leur charge en
hémoglobine) et
celui des globules blancs. Parmi ces derniers, on distingue les
polynucléaires (neutrophiles, éosinophiles et
basophiles selon leur
coloration), les monocytes et les lymphocytes.
Posologie
La posologie
désigne la quantité de médicament
administrée selon l’âge, le
sexe, le poids et l’état du patient.
Récepteur
soluble
Un récepteur
soluble utilisé comme anti-TNFα est une copie
d’un récepteur
naturellement présent à la surface des cellules
et sensible à
cette cytokine. Ce récepteur est fabriqué comme
les anticorps
monoclonaux, c’est une protéine recombinante et il
est dit
« soluble » car il circule
librement et n’est pas
inséré dans la membrane d’une cellule.
Synoviale
La synoviale est
la membrane qui tapisse l’intérieur de la
cavité articulaire ;
elle a pour fonction de sécréter le liquide
synovial qui lubrifie
l’articulation.
Synovite
Inflammation de
la synoviale.
T.C.M.H.
Indique la Teneur
Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine, c’est
à dire la masse
moyenne d’hémoglobine contenue dans un seul
globule rouge.
Elle est calculée comme suit : Taux d’hémoglobine/Nombre de globules rouges.
Cette masse est donc très faible et elle s’exprime en picogrammes ; sa valeur suit généralement celle de la V.G.M.
Traitement de
fond (ou traitement à action lente)
Traitement qui
agit sur l’évolution
générale, au long cours, d’une maladie.
S’oppose aux traitements symptomatiques (ou traitement
à action
rapide) qui, eux, agissent au jour le jour. Dans la polyarthrite
rhumatoïde, les traitements de fond ont
été les sels d’or, les
antimalariques, les thiolés, la salazopyrine, le
méthotrexate
et maintenant les biothérapies. Il faut relever
qu’à part les
biothérapies, les traitements de fond ont
été trouvés par hasard
et de façon empirique, n’agissant ni sur la cause
(inconnue) ni
sur les mécanismes lésionnels de la polyarthrite
rhumatoïde,
inconnus quand ils ont été introduits.
V.G.M.
Indique le Volume
Globulaire Moyen d’une hématie ; il
s’agit d’une valeur
calculée comme suit : Hématocrite/Nombre
de globules rouge par
litre et qui s’exprime en micromètres cube.
Vitesse de
sédimentation
Le sang est fait
d’une partie liquide, plasma, et
d’éléments cellulaires,
globules rouges, globules blancs et plaquettes. Ce sont surtout les
globules rouges qui occupent le volume des
éléments cellulaires. Or
ils sont un peu plus denses que le plasma. Dans un tube vertical, les
globules rouges ont tendance à tomber vers le fond
(sédimentation).
Normalement, dans un tube semi-capillaire de 200 mm, la vitesse avec
laquelle ils sédimentent est très
lente : moins de 10 mm par
heure. En cas d’inflammation, les globules rouges
sédimentent
beaucoup plus vite, jusqu’à 120 à 130
mm par heure. Cette vitesse
de sédimentation est, quand elle est augmentée,
un bon indice
d’inflammation, facile à déterminer.
Cette propriété est due au
fait que certaines protéines augmentées dans
l’inflammation,
comme le fibrinogène, collent les globules rouges,
normalement
séparés les uns des autres, en empilement
(rouleaux) de 20, 50,
voire 100 globules.