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couleur sont expliqués dans le glossaire (voir
« Ma
boîte à outils »). La
polyarthrite rhumatoïde est une maladie d’origine
encore inconnue
mais qui comporte des
éléments auto-immuns
(présence
d’auto-anticorps) ;
les médicaments pour la traiter seront
donc des médicaments qui modulent
l’immunité. On les appelle
aussi les traitements de fond : ils agissent sur la cause des
symptômes. Le but de ces traitements est d’agir sur les mécanismes de la maladie et d’obtenir, chaque fois que c’est possible, une rémission ou le meilleur contrôle possible de la maladie pour éviter les dégâts irréversibles (les érosions osseuses). Depuis l’introduction des sels d’or dans les années 1920, de nombreux traitements ont fait leur apparition, enrichissant la palette des médicaments disponibles pour traiter la PR. Parmi les « anciens » médicaments, certains sont encore utilisés comme le Plaquenil®, et d’autres abandonnés comme les sels d’or. La généralisation de l’utilisation du méthotrexate dans les années 1990 a représenté une révolution dans le traitement de la PR, car les médecins disposaient d’un traitement efficace et il était désormais admis qu’il fallait traiter le plus tôt possible et le plus efficacement possible. La deuxième grande révolution thérapeutique, dans les années 2000, a été l’apparition des biothérapies qui a permis de diversifier encore l’arsenal thérapeutique des médecins ; ainsi aujourd’hui, de plus en plus de patients peuvent contrôler très efficacement leur maladie et éviter les séquelles et le handicap. A
l’inverse des traitements de fond, qui ont une action
« en
profondeur » dans la durée (notamment sur
l’érosion osseuse
qu’ils ralentissent ou stoppent), les anti-inflammatoires et
les
antalgiques ont une action immédiate, mais de courte
durée. Ils
n’ont pas d’effet sur les destructions osseuses. Nous
aborderons dans une prochaine Newsletter les traitements
symptomatiques (antalgiques et anti-inflammatoires)
LES TRAITEMENTS DE FOND CONVENTIONNELS, COMMENT ÇA MARCHE ? Ces médicaments gardent une place majeure dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, malgré l’arrivée des biothérapies ; ils doivent être utilisés seuls ou en association, le plus tôt possible après le diagnostic. Le
Plaquenil® La
Salazopyrine® L’Arava® Le
méthotrexate (Novatrex®,
Méthotrexate®) D’après
l’article « Les traitements de fond
conventionnels »
par le Dr Evelyne PITROU-DUTERME – Polyarthrite Infos
N°69 de
décembre 2007 LES BIOTHERAPIES, COMMENT CA MARCHE ? Les
biothérapies, ou bio médicaments, sont le produit
d’une méthode
thérapeutique fondée sur l’emploi
d’organismes vivants
(contrairement aux médicaments classiques issus de la
chimie) ;
il s’agit généralement de
bactéries, de levures ou de cellules
d’origine animale à qui l’on va faire
fabriquer – en modifiant
leur ADN – le médicament que
l’on souhaite obtenir
et qu’elles
ne fabriquent pas en temps normal. Les
anti-TNF alpha Les
anti-Interleukines (IL signifie Interleukine) Les anti-lymphocytes D’après
l’article « Le point sur les
biothérapies » -
Supplément Recherche N°73 de décembre 2008 EN FONCTION DE MON TRAITEMENT, CE QUE JE DOIS SURVEILLER Pour
traiter la PR qui est une maladie agressive, il faut des
médicaments
puissants. Pour vous aider à vous repérer, voici les principaux effets secondaires des traitements de fond conventionnels et des biothérapies. Les
traitements de fond conventionnels La
Salazopyrine®
L’Arava®
Le
méthotrexate
Voici
les examens de surveillance biologique à réaliser
lorsqu’on est
traité par un traitement de fond conventionnel (hors
surveillance de
la maladie) :
D’après
l’article « Les traitements de fond
conventionnels »
par le Dr Evelyne PITROU-DUTERME – Polyarthrite Infos
N°69 de
décembre 2007
Les
examens de surveillance biologique lorsqu'on est traité par
biothérapie (hors surveillance de la maladie) ; à
réaliser à 1 mois et 3 mois puis tous les 3 mois
pour
l'etanercept (Enbrel®) et l'adalimumab (Humira®),
à
chaque perfusion pour l'infliximab (Remicade®) ;
D’après
l’article « Anti-TNF alpha et nouvelles
biothérapies dans la
polyarthrite rhumatoïde » par le LES
TRAITEMENTS DE FOND CONVENTIONNELS TOUJOURS D’ACTUALITE Il
y a près d’une dizaine
d’années, les traitements de fond
conventionnels étaient les seuls disponibles pour traiter la
polyarthrite rhumatoïde. Aujourd’hui, les
biothérapies ont
enrichi l’arsenal thérapeutique des rhumatologues,
mais les
traitements de fond conventionnels y gardent toujours une place
importante. Un certain nombre de ces traitements de fond conventionnels ont été abandonnés, notamment en raison d’un mauvais rapport bénéfice/risque, c’est à dire d’une toxicité importante qui allait souvent de pair avec une efficacité relativement modeste. C’est en particulier le cas des sels d’or (Allochrysine® ou Ridauran®) et des dérivés thiolés (Trolovol®, Acadione®). De plus, ces traitements n’avaient pas démontré d’effet structural, c’est à dire la capacité à ralentir la progression des érosions. Le taux de maintenance de ces traitements, c’est à dire la probabilité de les poursuivre, ne dépassait pas 20 % après 5 ans. Cependant, certains traitements de fond classiques gardent une place indiscutable dans le traitement de la PR ; le plus utilisé est le méthotrexate, suivi de la sulfasalazine (Salazopyrine®) et du léflunomide (Arava®), ces 3 molécules ayant fait la preuve d’une certaine efficacité pour ralentir la progression des lésions structurales. Ces traitements ont l’avantage d’être peu coûteux, comparativement aux biothérapies. Un traitement de fond
doit être instauré le plus précocement
possible, A côté de cela, les associations de plusieurs traitements de fond conventionnels, beaucoup moins utilisées depuis l’arrivée des biothérapies, peuvent toujours être proposées : les associations les plus fréquentes sont méthotrexate/sulfasalazine (Salazopyrine®), méthotrexate/hydroxychloroquine (Plaquenil®) ou méthotrexate/sulfasalazine/hydroxychloroquine. Les traitements de fond conventionnels s’associent également aux biothérapies : il est en effet recommandé d’utiliser les agents biologiques (anti-TNF alpha, rituximab – Mabthera® - ou abatacept – Orencia®) en association au méthotrexate. Lorsque le méthotrexate est contre-indiqué ou mal toléré, il est possible d’avoir recours à la sulfasalazine, au léflunomide (Arava®) ou à l’azathiopirine (Imurel®). Enfin, les traitements de fond conventionnels ont parfois une place en cas d’échec des biothérapies ; cette situation devient relativement rare en raison de la mise à disposition d’un nombre croissant d’agents biologiques. Toutefois, il est parfois intéressant d’avoir recours à un traitement de fond conventionnel lorsqu’une ou plusieurs biothérapies ont échoué ou ont été mal tolérées. D’après
l’article « Les traitements conventionnels
toujours
d’actualité » par le Dr Pascal
HILLEQUIN – Polyarthrite
Infos N°72 de septembre 2008 Le
rituximab (ou MabThéra®) Les lymphocytes
B appartiennent à la famille des globules blancs ;
les globules blancs sont des cellules de
l’immunité qui circulent
dans le sang et dans certains organes (ganglions, rate,…) et
qui
vont permettre à l’organisme de se
défendre contre des agents
pathogènes (virus, bactéries,…). Un
des rôles du lymphocyte B
est de fabriquer les anticorps,
mais il semble également jouer un
rôle important dans les mécanismes des maladies
auto-immunes
(fabrication d’auto-anticorps par exemple) et en particulier
dans la PR. Le
rituximab est aujourd’hui indiqué
« dans le traitement de la
PR active en cas de réponse inadéquate ou
d’intolérance aux
traitements de fond, dont au moins un anti-TNF
alpha ». Cette
biothérapie s’utilise en co-administration avec le
méthotrexate
ou à défaut avec un autre traitement de fond. La posologie
recommandée est de 1 gr en 2 perfusions intraveineuse
à 15 jours
d’intervalle. Chaque perfusion de rituximab est
précédée d’une
administration de cortisone afin de diminuer les risques
d’intolérance (fièvre, frissons, maux
de tête,…). Pour envisager de réadministrer une cure de rituximab à un patient préalablement traité, il faut que celui-ci ait répondu à la première cure (1 cure = 2 perfusions espacées de 15 jours) et que la tolérance soit satisfaisante. Il n’est pas recommandé de retraiter les patients moins de 6 mois après la cure précédente. L’abatacept
(ou Orencia®) L’abatacept
est indiqué également « dans
le traitement de la PR active en
cas de réponse inadéquate ou
d’intolérance aux traitements de
fond, dont au moins un anti-TNF alpha ».
La posologie
recommandée est de 10 mg/kilo par perfusion,
réalisée à J0, J15
et J30 puis tous les mois. La tolérance des perfusions
(d’une
durée moyenne de 30 minutes) est habituellement
très bonne. Il est
recommandé d’utiliser l’abatacept en
association au méthotrexate
ou à défaut, à un autre traitement
de fond conventionnel. D’après
l’article « Anti-TNF alpha et nouvelles
biothérapies dans la
polyarthrite rhumatoïde » QUAND DOIT-ON CHANGER OU ADAPTER LE TRAITEMENT ? Du
côté du rhumatologue, voici les
éléments qui vont l’aider à
évaluer votre état de santé,
l’activité de votre maladie et la
nécessité ou non d’adapter le
traitement. - La discussion, les
réponses aux questions
suivantes : - L’examen clinique
des articulations qui permet, entre
autres, de
calculer - L’examen de sang permet de voir l’état d’inflammation (Vitesse de sédimentation ou Protéine C réactive) et de vérifier la bonne tolérance des traitements (Créatinémie, NFS, transaminases) ; - L’examen
des radios permet de surveiller
l’érosion ; en
début de traitement, Tous
ces éléments vont permettre de juger de
l’activité de votre
maladie, de l’efficacité du traitement et de
prendre la décision
de l’adapter ou de le changer. Plusieurs raisons peuvent
aboutir à
un changement de traitement : soit vous n’allez pas
bien
(maladie en poussée, traitement inefficace ou
échappement), soit il
y a une complication (de la maladie ou du traitement). D’après
l’article « Quand doit-on adapter ou
changer le
traitement ? » interview du Dr
Janine-Sophie GIRAUDET LE
QUINTREC – Polyarthrite Infos N°71 de juin 2008 LA
PEUR DES EFFETS SECONDAIRES Les
effets
secondaires (ou indésirables) des
traitements
de fond de la
PR sont nombreux, qu’il s’agisse des traitements de
fond
conventionnels ou des biothérapies. Il
n’en est pas tout à fait de même pour
les biothérapies qui sont
des médicaments plus récents. Pour
les autres biothérapies (rituximab –
Mabthera® – et abatacept –
Orencia® et bientôt le tocilizuomab), il est tout
aussi
nécessaire avant la
prescription et pendant a durée du traitement
d’évaluer les
contre-indications, les réactions et la survenue
d’effets
secondaires et d’infections. La surveillance doit
être rigoureuse
et l’implication des patients est un gage de
réussite pour obtenir
le meilleur rapport bénéfice/risque. Nous
remercions chaleureusement les médecins qui nous ont
apporté leur
concours pour la rédaction de cette newsletter :
les Drs
Giraudet-Lequintrec, Verrot, Fautrel et Allanore. |
ANTICORPS
Un anticorps est une substance fabriquée par certaines
cellules du système immunitaire en réponse
à une stimulation par une substance
étrangère à notre organisme
(l’antigène). Les anticorps permettent
à l’organisme de détecter et de
neutraliser des éléments étrangers et
potentiellement dangereux. Un anticorps est toujours
spécifique d’un antigène : leur
structures sont complémentaires pour qu’ils se
fixent l’un à l’autre.
Les anticorps sont des protéines que l’on appelle
aussi immunoglobulines (ou Ig).
La recherche d’anticorps particuliers dans le sang des
patients permet d’aider au diagnostic de polyarthrite
rhumatoïde ; les auto-anticorps anti-CCP sont des marqueurs
assez spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde ;
ils ont l’avantage d’apparaître assez
tôt et permettent donc un diagnostic précoce de la
maladie.
TRAITEMENT
DE FOND (ou traitement à action lente)
Traitement qui agit sur l’évolution
générale, au long cours, d’une maladie.
S’oppose aux traitements symptomatiques (ou traitement
à action rapide) qui, eux, agissent au jour le jour. Dans la
polyarthrite rhumatoïde, les traitements de fond ont
été les sels d’or, les antimalariques,
les thiolés, la salazopyrine, le méthotrexate et
maintenant les biothérapies. Il faut relever
qu’à part les biothérapies, les
traitements de fond ont été trouvés
par hasard et de façon empirique, n’agissant ni
sur la cause (inconnue) ni sur les mécanismes
lésionnels de la polyarthrite rhumatoïde, inconnus
quand ils ont été introduits.
TRAITEMENT
DE FOND (ou traitement à action lente)
Traitement qui agit sur l’évolution
générale, au long cours, d’une maladie.
S’oppose aux traitements symptomatiques (ou traitement
à action rapide) qui, eux, agissent au jour le jour. Dans la
polyarthrite rhumatoïde, les traitements de fond ont
été les sels d’or, les antimalariques,
les thiolés, la salazopyrine, le méthotrexate et
maintenant les biothérapies. Il faut relever
qu’à part les biothérapies, les
traitements de fond ont été trouvés
par hasard et de façon empirique, n’agissant ni
sur la cause (inconnue) ni sur les mécanismes
lésionnels de la polyarthrite rhumatoïde, inconnus
quand ils ont été introduits.
TRAITEMENT
DE FOND (ou traitement à action lente)
Traitement qui agit sur l’évolution
générale, au long cours, d’une maladie.
S’oppose aux traitements symptomatiques (ou traitement
à action rapide) qui, eux, agissent au jour le jour. Dans la
polyarthrite rhumatoïde, les traitements de fond ont
été les sels d’or, les antimalariques,
les thiolés, la salazopyrine, le méthotrexate et
maintenant les biothérapies. Il faut relever
qu’à part les biothérapies, les
traitements de fond ont été trouvés
par hasard et de façon empirique, n’agissant ni
sur la cause (inconnue) ni sur les mécanismes
lésionnels de la polyarthrite rhumatoïde, inconnus
quand ils ont été introduits.
ANTICORPS
Un anticorps est une substance fabriquée par certaines
cellules du système immunitaire en réponse
à une stimulation par une substance
étrangère à notre organisme
(l’antigène). Les anticorps permettent
à l’organisme de détecter et de
neutraliser des éléments étrangers et
potentiellement dangereux. Un anticorps est toujours
spécifique d’un antigène : leurs
structures sont complémentaires pour qu’ils se
fixent l’un à l’autre.
Les anticorps sont des protéines que l’on appelle
aussi immunoglobulines (ou Ig).
La recherche d’anticorps particuliers dans le sang des
patients permet d’aider au diagnostic de polyarthrite
rhumatoïde ; les auto-anticorps anti-CCP sont des marqueurs
assez spécifiques de la polyarthrite rhumatoïde ;
ils ont l’avantage d’apparaître assez
tôt et permettent donc un diagnostic précoce de la
maladie.
Anti-TNF alpha
Le tumor necrosis factor (TNF) est une substance fabriquée
par
certaines cellules qui attaquent les microbes et les cellules
anormales. Il joue aussi un rôle important dans
l’inflammation. D’où
l’idée de le contrôler, soit par des
anticorps de souris humanisés
(Rémicade®), soit par des anticorps humains
(Humira®), soit en inondant l’organisme par son
récepteur (Enbrel®). En se fixant sur le TNF alpha,
ces anti-TNF alpha vont l’inactiver. Ces produits issus des
biothechnologies sont aussi de puissants agents, efficaces dans la
polyarthrite rhumatoïde, les spondylarthropathies, le
rhumatisme psoriasique.
CYTOKINE
Substances solubles de communication synthétisées
par les cellules du système immunitaire ou par d'autres
cellules et/ou tissus, agissant à distance sur d'autres
cellules pour en réguler l'activité et la
fonction. Avec les hormones et les neuromédiateurs, ces
molécules sont essentielles à la communication de
nos cellules. Les cytokines sont des protéines et incluent
entre autres les lymphokines, les monokines, les interleukines et les
interférons. Au cours des pathologies articulaires
inflammatoires, on retrouve de fortes quantités de cytokines
dans le liquide synovial telles que l'IL-1, l'IL6 ou le TNF alpha. Ces
cytokines sont devenues des cibles thérapeutiques dans la
polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante et le
rhumatisme psoriasique..
LYMPHOCYTE
Les lymphocytes sont des cellules du système immunitaire. On
distingue plusieurs types de lymphocytes : les lymphocytes B dont un
certain type, les plasmocytes, fabriquent les anticorps et les
lymphocytes T qui sont capables de détruire directement des
cellules infectées ou les bactéries.
NFS(Numération Formule
Sanguine) Examen de laboratoire donnant la composition
cellulaire du sang. Elle comporte le compte des globules rouges (et
leur charge en hémoglobine) et celui des globules blancs.
Parmi ces derniers, on distingue les polynucléaires
(neutrophiles, éosinophiles et basophiles selon leur
coloration), les monocytes et les lymphocytes.
DAS 28 Le DAS est un
indice développé par l’EULAR, qui
s’exprime sous forme d’un nombre et qui permet de
calculer l’activité de la polyarthrite
rhumatoïde à un moment donné, afin de
juger de son évolution et de la réponse au
traitement. Le DAS 28 prend en compte le nombre
d’articulations douloureuses, gonflées (sur un
total de 28 dans ce cas) et l’état
général du patient.
Voir la fiche «
Je connais mon DAS et son
évolution »
VITESSE DE SEDIMENTATION
Le sang est fait d’une partie liquide, plasma, et
d’éléments cellulaires, globules
rouges, globules blancs et plaquettes. Ce sont surtout les globules
rouges qui occupent le volume des éléments
cellulaires. Or ils sont un peu plus denses que le plasma. Dans un tube
vertical, les globules rouges ont tendance à tomber vers le
fond (sédimentation). Normalement, dans un tube
semi-capillaire de 200 mm, la vitesse avec laquelle ils
sédimentent est très lente : moins de 10 mm par
heure. En cas d’inflammation, les globules rouges
sédimentent beaucoup plus vite, jusqu’à
120 à 130 mm par heure. Cette vitesse de
sédimentation est, quand elle est augmentée, un
bon indice d’inflammation, facile à
déterminer. Cette propriété est due au
fait que certaines protéines augmentées dans
l’inflammation, comme le fibrinogène, collent les
globules rouges, normalement séparés les uns des
autres, en empilement (rouleaux) de 20, 50, voire 100 globules.
CRP (ou Protéine C
Réactive)
C’est l’une des protéines de
l’inflammation ; on l’utilise donc pour suivre
biologiquement une maladie inflammatoire.
L’intérêt spécifique de cette
protéine est sa grande réactivité :
son taux sérique augmente dans les heures suivant le
début d’un processus inflammatoire et se normalise
rapidement lorsque celui-ci se résorbe.
EFFETS SECONDAIRES
Ce sont stricto sensu les effets indésirables (nocifs)
liés aux propriétés pharmacologiques
d’un médicament. Ainsi, les ulcères
provoqués par les anti-inflammatoires non
stéroïdiens (AINS) sont des effets secondaires
parce que liés au mode d’action de ces produits.
On lui préfère le terme « effets
indésirables » qui regroupe toutes les
complications susceptibles d’apparaître lorsque le
médicament est employé aux doses
préconisées, quel qu’en soit le
mécanisme (effet secondaire, origine allergique,
…).
VGM
Indique le Volume Globulaire Moyen d’ une
hématie; il s’agit d’une valeur
calculée comme suit : Hématocrite/Nombre de
globules rouge par litre et qui
s’exprime en micromètres cube.
T.C.M.H
Indique la Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine,
c’est à dire la masse moyenne
d’hémoglobine contenue dans un seul globule rouge.
Elle est calculée comme suit : Taux
d’hémoglobine/Nombre de globules rouges.
Cette masse est donc très faible et elle s’exprime
en picogrammes ; sa valeur suit généralement
celle de la V.G.M.
POSOLOGIE
La posologie désigne la quantité de
médicament administrée selon
l’âge, le sexe, le poids et
l’état du patient.