Être
atteint d’une maladie chronique telle que la polyarthrite
rhumatoïde,
« plonge » le malade dans un
monde souvent
inconnu : celui du système de santé, avec ses
règles, ses contraintes, ses acteurs…
qu’il va
découvrir en même temps qu’il va devoir
apprendre
à prendre en charge et vivre avec sa maladie.
Quels droits pour les malades ?
Les droits des malades et plus largement des usagers du
système
de santé ont
beaucoup évolué ces dernières
années.
En 1998, les États généraux de la
santé
auxquels ont largement participé les associations de
patients
ont abouti à la mise en chantier d’une grande loi
sur les
droits des usagers du système de santé : la loi
du 4 mars
2002 relative aux droits des malades et à la
qualité du
système de santé (dite loi Kouchner). Elle
définit
clairement certains droits et les modalités de mise en
œuvre, notamment sur les points suivants :
- le droit à l’accès aux soins pour
tous, en particulier pour les personnes
les plus démunies ;
-
le droit à la qualité des soins :
accréditation
des établissements de santé,
réglementation de
l’exercice de certaines professions
(kinésithérapeute,
psychologue, ostéopathe etc.), renforcement de la lutte contre les
infections
nosocomiales, prise en charge de la douleur, droit de mourir dans la
dignité ;
-
le droit pour le patient d’être informé
sur son
état de santé, de participer
aux
décisions, de consentir ou refuser les soins qui lui sont
proposés ;
- le renforcement de la participation des usagers au système
de santé ;
-
le droit à être indemnisé en cas
d’erreur
médicale ou d’aléa
thérapeutique ;
- l’accès à l’assurance
contre les risques d’invalidité et de
décès.
Actuellement, se discute au
parlement la loi Hôpital, Patients, Santé et
Territoires.
Le projet de loi comportait de nombreuses mesures visant à
réorganiser le système de soins et surtout,
renforcer de
manière significative les droits des patients, notamment du
point de vue de l’égalité aux soins.
Malheureusement,
les mesures allant dans ce sens ne seront pas retenues par les
parlementaires, provoquant un vif mécontentement des
associations de patients qui ont participé à son
élaboration.
Pour
qu’ils soient toujours mieux mis en œuvre, les
droits des
patients doivent avant tout être connus des principaux
concernés : usagers du système de
santé,
professionnels de santé, décideurs politiques,
administratifs et institutionnels en matière de
santé...
C’est pourquoi depuis 3 ans, la date du 18 avril est
désignée Journée européenne
des droits des
patients pour mieux faire connaître la Charte
européenne
qui proclame 14 de ces droits afin de garantir un niveau
élevé de protection de la santé
humaine et de
qualité des services de santé dans les pays
européens.

Boîte
à outils
Charte
européenne des droits des patients
Quels sont vos
droits ?
Le préambule de la Constitution de 1946 affirme que
« La
Nation garantit la protection de la santé. ».
Depuis, de
nombreux textes législatifs sont venus compléter
cette
affirmation et encadrés à la fois les dispositifs
d’accès aux soins pour les malades,
l’organisation
du système de santé et les relations entre les
malades et
les professionnels de santé.
Les droits des patients sont multiples : droit au respect de
l’intimité et à la
confidentialité, droit
à l’information, droit à la
liberté de
choix, droit de ne pas souffrir inutilement, droit de
réclamation, etc.… Cette newsletter en
détaille
quelques-uns, mais les différents outils et sites internets
qui
vous sont proposés vous permettrons d’approfondir
ces
droits.
Le
droit
d’être informé
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades a
renforcé
considérablement le droit à
l’information des
malades :
Le droit
de toute personne d’avoir des informations sur son
état de santé :
Les professionnels de santé que vous consultez doivent vous
apporter une information complète sur votre
santé, sur
les examens et sur les soins qui vous sont prescrits. Cette information
doit porter sur :
-leur utilité,
-leur urgence éventuelle,
-leurs conséquences (effets
indésirables…),
-les risques fréquents ou
graves normalement prévisibles qu’ils comportent,
-les autres solutions possibles et sur
les
conséquences prévisibles en cas de refus des soins qui vous sont
proposés.
Vous devez en effet, pouvoir évaluer le
bénéfice/risque des soins qui vous sont
proposés
et de donner votre consentement ou de les refuser.
Le
professionnel de santé devra délivrer cette
information
dans le cadre d’un entretien individuel et dans un langage
simple, accessible afin de s’assurer de votre
compréhension. Vous pouvez choisir une personne de confiance
pour vous accompagner.
Vous
avez le droit de demander à rester dans
l’ignorance
d’un diagnostic ou d’un pronostic. Le
médecin devra
respecter votre demande, sauf si cela expose des tiers à un
risque de transmission.
Le droit
d’accès à son dossier
médical :
Vous avez le droit d’avoir accès à
l'ensemble des
informations concernant votre santé, quelles soient
détenues par des professionnels ou des
établissements de
santé :
-les résultats d'examen ;
-les compte-rendus de consultation,
d'intervention, d'exploration ou d'hospitalisation ;
-les protocoles et les prescriptions
thérapeutiques mis en oeuvre ;
-les feuilles de surveillance ;
-les correspondances entre
professionnels de santé.
Ces documents peuvent notamment être nécessaires,
pour faire valoir certains droits : être mis en invalidité, faire
reconnaître son
handicap, bénéficier d’une
indemnisation par son
assurance ou encore si vous êtes victime d’une
erreur
médicale.
Vous
pouvez demander à consulter votre dossier
médical
sur place, ou à le recevoir par courrier. Dans ce cas, les
frais
d’envoi et de copie des éléments du
dossier peuvent
vous être facturés. Lorsqu’il
s’agit
d’un établissement hospitalier, vous devez
adresser une
demande écrite au directeur de
l’établissement,
avec copie de votre pièce d’identité.
Il est
conseillé de préciser les dates et services
consultés ou d’hospitalisation. Certains
hôpitaux
ont mis en place un formulaire à compléter pour
obtenir
son dossier.
La
communication des informations doit être obtenue dans un
délai de huit jours suivant la réception de la
demande,
après un délai de réflexion de
quarante-huit
heures.
Si les informations datent de plus de cinq ans, ce délai est
porté à deux mois.
Dans certaines situations, le professionnel de santé peut
recommander qu’un malade soit accompagné, en
particulier
lorsque les révélations sur son état
de
santé peuvent l’affecter
particulièrement. Il
existe également des modalités
particulières pour
les mineurs, les personnes souffrant de troubles mentaux et pour les
familles d’une personne
décédée.
En cas d’impossibilité d’obtenir votre
dossier médical, vous pouvez vous
adresser :
-À la Commission d'Accès aux Documents
Administratifs
(CADA), compétente pour les établissements
publics ou
privés exerçant dans le cadre du service public
hospitalier (rubrique Sites Internet favoris) ;
-À la commission de conciliation interne pour les
établissements privés ne participant pas au
service
public hospitalier ;
-Aux ordres professionnels, tels que le conseil
départemental de
l’ordre des médecins pour un recours amiable ;
-Auprès du juge des référés
civils au
tribunal de grande instance du lieu de résidence du cabinet
du
praticien (procédure juridique).
Le droit
d’avoir des informations sur le coût des soins :
Vous pouvez demander aux
différents professionnels de santé le montant des
actes et des prestations qu’ils vous proposent et les
modalités de
prise en charge par l’assurance maladie. Ils ont
d’ailleurs
une obligation d’afficher de manière claire et
lisible
leurs tarifs dans leur salle d’attente ou dans leur lieu
d’exercice. Les praticiens doivent également
indiquer
s’ils exercent en secteur 1 ou en secteur 2,
c’est-à-dire s’ils sont
autorisés à
pratiquer des dépassements d’honoraires (non pris
en
charge par la sécurité sociale).
La loi précise que le praticien doit fixer le montant des
dépassements avec
« tact et mesure ». Depuis le 1er février 2009,
lorsqu’ils
sont supérieurs à 70 euros, le médecin
doit
informer par écrit le malade du coût des actes et
des
dépassements, avant leur exécution.
Vous
pouvez obtenir les coordonnées du professionnel de
santé
de votre choix, avoir une indication des tarifs qu'il pratique et
savoir s'il accepte la carte Vitale sur le site Internet de
l’assurance maladie ou par téléphone
(3646 –
numéro unique partout en France).
Des
réformes successives de l’assurance maladie ont
rendu plus
complexe le dispositif de prise en charge des soins. Ce qui reste
à votre charge est de plus en plus
élevé
(franchise médicale, participation forfaitaire de 1 euro,
forfait hospitalier, etc.) même si vous disposez
d’une
complémentaire santé. La
méconnaissance des
dispositifs qui existent peut être pénalisante et
il est
difficile de se soigner lorsqu’on n’a pas de prise
en
charge adéquate. Le Service Entr’Aide est
à votre
disposition si vous n’êtes pas sûr de
connaître
vos droits et si vous éprouvez des difficultés
face
à toutes ces mesures.
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Boîte
à
outils
La
prise
en charge de mes soins
Accéder
à
des soins de qualité
Pouvoir se soigner
Il est essentiel pour une personne atteinte d’une maladie
chronique de pouvoir se soigner et consulter les professionnels de
santé qui vont pouvoir prendre en charge sa pathologie. Si
la
Charte de la personne hospitalisée garantit un
accès
égal aux soins pour tous, et si l’accès
aux soins
des plus démunis est une priorité de
santé
publique inscrite dans la loi, en réalité, certains malades rencontrent des
difficultés à se soigner : certaines zones
géographiques manquent de spécialistes et les
délais peuvent être longs avant
d’obtenir un
rendez-vous. Par ailleurs, les refus de soins aux
bénéficiaires de la Couverture Maladie
Universelle
Complémentaire (CMUC) sont de plus en plus
fréquents.
Si vous avez des difficultés pour vous faire soigner, vous
pouvez contacter le Service Entr’Aide de l’AFPric
pour
avoir des informations sur la prise en charge de vos soins et les aides
possibles. Par ailleurs, il existe dans chaque établissement
hospitalier, une Permanence d’Accès aux Soins
(PASS) qui
permet de bénéficier d’une prise en
charge des
consultations, des examens et des traitements aux personnes qui ont une
couverture sociale insuffisante.
Bénéficier
de soins de qualité
L’accréditation
des établissements de santé :
Il existe une procédure d’évaluation de
tous les
établissements de santé publics et
privés, qui est
effectuée par des professionnels appelés
visiteurs-experts recrutés par la Haute Autorité
de
Santé et qui analysent le fonctionnement et les pratiques de
l’établissement.
L’accréditation permet de s’assurer de
la
qualité et de la sécurité des soins
donnés
aux malades. Elle est obligatoire pour chaque établissement
et
elle est donnée pour une période de 5 ans et doit
donc
être renouvelée au-delà de cette
période.
Vous pouvez retrouver les conclusions et les remarques de la commission
d’accréditation des différents
établissements de santé que vous
fréquentez sur le
site Internet de la Haute Autorité de Santé (voir
Sites
Internet favoris).
La lutte contre les
infections nosocomiales :
Une infection nosocomiale est une infection contractée lors
d’une hospitalisation et qui n’existait pas avant
l’hospitalisation. Il s’agit d’infections
fréquentes qui surviennent surtout chez des malades fragiles
(âgés, ou immunodéprimés par
certains
traitements comme une corticothérapie par exemple). Elles
sont
à l’origine d’un nombre de maladies et
de
décès non négligeables,
puisqu’on estime que
5 à 10 % des patients acquièrent une infection
pendant
leur séjour hospitalier, soit 600 000 à 1 100 000
cas
d’infections par an et environ 10 000
décès dus
à cette cause. C’est pourquoi la lutte contre ces
infections s’est développée au sein du
système de santé avec la création de
centre de
coordinations de lutte contre les infections nosocomiales au niveau
national et régional et d’une Commission de lutte
contre
les Infections Nosocomiales (CLIN) au sein de chaque
établissement de santé.
La prise en charge de la
douleur :
La prise en charge de la douleur est inscrite dans le Code de la
Santé Publique ;
les établissements de santé doivent mettre en
œuvre
des moyens pour prendre en charge la douleur des personnes
qu’ils
accueillent et créer des consultations ou des
unités ou
encore des centres anti-douleur.
Depuis 1998, des plans de lutte contre
la douleur ont été mis en place avec pour
objectifs
principaux d’améliorer la prise en charge de la
douleur des populations les plus vulnérables, développer
la
formation des professionnels de santé, améliorer
les
traitements de la douleur et organiser la filière de soins
pour
mieux prendre en compte les besoins de la population.
Chez les personnes polyarthritiques, la douleur est un
symptôme
essentiel qui accompagne le malade tout au long de son
évolution
: les douleurs articulaires, mais aussi les douleurs
mécaniques
liées aux destructions des articulations. Il ne faut pas la
laisser s’installer car il existe des solutions
thérapeutiques : médicamenteuse et autres. La
douleur
peut aussi être provoquée par un examen. Il est
souvent
possible de la prévenir. Dans tout les cas, vous
pouvez en
parler à votre médecin pour qu’elle
soit prise en
compte.
Le droit
de mourir dignement :
Plusieurs loi encadrent l’accès aux soins
palliatifs et le
droit pour chacun de mourir dignement. En particulier, la loi du 4 mars
2002 qui garantit les droits des malades, dont celui
d’exprimer
sa volonté dans le choix thérapeutique et la
possibilité de désigner une personne de confiance
pour
l’accompagner et le représenter. Lorsque le
patient
n’est plus en mesure d’exprimer sa
volonté (coma),
la personne de confiance est consultée à propos
des
décisions concernant l’arrêt
d’un traitement
pouvant constituer une obstination déraisonnable
(appelée
« acharnement thérapeutique » dans le
langage
courant).
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Boîte
à outils
La
charte de la personne hospitalisée
Faire
une réclamation
Il existe différents niveaux de règlements des
litiges en
matière sanitaire :
la nature de la réclamation
va vous
guider dans la démarche à engager :
- recours amiable auprès de la commission des relations avec
les usagers de
l’établissement de soins pour tout
litige mettant en cause la politique d'accueil
et de prise en
charge des malades ;
- conciliation devant la commission
régionale de conciliation et d’indemnisation
lorsqu'un usager n'est pas
satisfait des soins
qui lui ont été dispensés,
est en
désaccord
avec un professionnel de santé
ou un établissement de soins,
ou a subi un
préjudice
inférieur au seuil de
gravité.
- règlement amiable devant la
commission
régionale de conciliation
et d’indemnisation pour obtenir
réparation d’un accident médical,
d’une
affection
iatrogène ou d’une
infection
nosocomiale, lorsque le seuil de gravité est atteint.
L’aléa thérapeutique,
c’est-à-dire l’accident
médical qui
survient sans qu’il
y ait faute du professionnel de
santé ou de
l’établissement de soins
peut être
indemnisé
dans ce cadre par l’Office National d’Indemnisation
des Accidents
Médicaux (ONIAM).
- recours devant le tribunal.
La loi
détermine le
seuil de gravité qui permet une indemnisation : le
dommage
doit avoir entraîné une incapacité
permanente
partielle supérieure à 24% ou avoir
entraîné
une incapacité de travail d’au moins 6 mois
consécutifs, ou 6 mois non consécutifs sur une
période de 12 mois. A titre exceptionnel, le
dépassement
du seuil peut être reconnu lorsque la victime est
déclarée définitivement inapte
à exercer
son activité professionnelle ou lorsque ses conditions
d'existence s'en trouvent gravement troublées.
Lorsque certains droits ne sont pas respectés, ou lorsque
survient un événement indésirable
lié aux
soins (infection nosocomiale, accident médical…),
les
malades sont souvent désorientés et ne savent pas
à qui s’adresser pour obtenir des informations
complémentaires, déposer une
réclamation ou encore
obtenir une réparation du préjudice subi.
Souvent, un
manque de dialogue entre le malade et le professionnel de
santé
est à l’origine d’un conflit.
C’est pourquoi,
en 2009, le Médiateur de la République a
créé un pôle d'information et de
médiation,
le « Pôle Santé,
Sécurité des Soins
», chargé de renforcer le dialogue entre les
usagers du
système de soins et les professionnels de santé.
Il peut proposer une médiation pour restaurer le dialogue,
éviter les contentieux inutiles et accompagner au mieux
les
patients mais aussi les professionnels de santé. Il explique
également aux patients les différentes
procédures
d’indemnisation et les démarches à
suivre
s’ils souhaitent obtenir réparation d’un
préjudice.
Le Médiateur de la République ne propose pas une
expertise judiciaire et il ne peut accompagner les usagers devant une
juridiction.
Enfin, le Médiateur de la République, au
delà de
l'écoute et du dialogue, s'assurera que des mesures
correctives
seront mises en œuvre à la suite d'un accident
dès
lors qu'il se sera avéré évitable.
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S’Assurer
et Emprunter
avec un Risque Aggravé de Santé
Les personnes souffrant d’une pathologie chronique
évolutive comme la polyarthrite rhumatoïde, sont
considérées par les assureurs comme
présentant un
« risque aggravé ». Dès lors,
elles se
heurtent au refus des assureurs de garantir un prêt bancaire
ou
se voient appliquer des surprimes fort dissuasives.
Or, l’assurance est souvent une condition
d’obtention
d’un prêt bancaire, notamment en matière
de
prêts immobiliers.
Depuis
de nombreuses années, les associations de malades et de
consommateurs se mobilisent pour améliorer
l’accès
à l’assurance de prêt des personnes
présentant un risque aggravé. Ainsi, une
première
convention appelée convention Belorgey avait
été
signée en septembre 2001, entre des associations,
l’État, des représentants des
assurances et des
représentants des organismes financiers. Une nouvelle
convention, appelée AERAS (s’Assurer et Emprunter
avec un
Risque Aggravé de Santé) l’a
remplacé depuis
le 4 juillet 2007. L’AFPric est
signataire de cette convention.
Si
vous envisagez de faire un prêt immobilier ou un
prêt
professionnel, pour assurer ce prêt, vous devrez remplir un
questionnaire de santé. La convention AERAS comporte des
règles en matière de confidentialité
des
informations concernant la vie privée : vous devez avoir la
possibilité de remplir seul le questionnaire et
d’insérer le questionnaire dans une enveloppe
cachetée pour qu’il ne soit lu que par le
médecin
conseil de l’assurance et pas par votre conseiller bancaire.
Soyez
très attentif aux questions posées dans le
questionnaire
de santé et répondez-y de manière
très
rigoureuse. Toute fausse déclaration ou omission peut
être
très préjudiciable car elle peut
entraîner la
nullité du contrat. Dans ce cas, les primes restent acquises
à l’assureur et
l’établissement prêteur
pourra vous demander le remboursement immédiat de la
totalité du prêt.
Si
votre demande d’assurance est refusée, elle sera
transférée vers un dispositif additionnel de
deuxième niveau, pour un examen par un service
médical
spécialisé. En cas de refus du
deuxième niveau,
les dossiers qui concernent les prêts professionnels ou
immobiliers d’un montant maximum de 300 000 euros souscrits
par
un emprunteur dont l’âge, à la fin du
prêt,
n’excédera pas 70 ans, sont
réétudiés
automatiquement à un troisième niveau : celui des
risques
très aggravés.
Malgré
ce dispositif, du fait de votre état de santé, il
est
possible que vous restiez «inassurable ». Dans ce
cas, la
banque peut rechercher avec vous une autre garantie comme
l’hypothèque d’un bien, la
délégation
d’une assurance vie, ou la caution d’une personne
solvable.
Lorsque le coût de l’assurance est trop
élevé, un mécanisme de limitation des
surprimes
est mis en place pour les personnes à revenus modestes, pour
les
prêts immobiliers liés à
l’acquisition
d’une résidence principale et pour les
prêts
professionnels.
Les
personnes atteintes de polyarthrite parviennent en majorité
à être assurées pour le risque
décès ;
très rarement pour le risque invalidité et, quand
cela
est le cas, il y a exclusion de la pathologie qui aggrave le risque. En
pratique, lorsqu’on envisage de souscrire un emprunt, il est
recommandé d’anticiper la question de
l’assurance et
de déposer des demandes auprès de plusieurs
assureurs,
d’autant que les surprimes appliquées aux
personnes
malades peuvent varier considérablement d’un
assureur
à l’autre.
Le Service Entr’Aide de l’AFPric
peut vous donner des coordonnées de compagnies ou de
courtiers
d’assurances spécialisés dans les risques
aggravés.
Enfin,
si les mécanismes de la convention n’ont pas
été respectés, vous pourrez
déposer un
recours auprès de la Commission de médiation de
la
convention AERAS.

Boîte
à outils
AERAS
: 5
Conseils aux emprunteurs
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Participer
au système de santé
C’est en 1996, à la suite de la réforme
hospitalière conduite par Monsieur Alain Juppé,
que des
représentants des usagers ont participé au
système
de santé, par une représentation au conseil
d’administration de chaque établissement
hospitalier ainsi
qu’aux conférences nationales et
régionales de
santé.
La
représentation des usagers a été
largement
affirmée par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des
malades et à la qualité du système de
santé, qui a rendu obligatoire la présence des
usagers
dans un certains nombre d’instances hospitalières
ou de
santé publique : conseil d’administration des
hôpitaux, commission des relations avec les usagers et de la
qualité de la prise en charge, conseil des Caisses Primaires
d’Assurance Maladie, etc.
L’agrément
du ministère de la Santé et des Sports est
obligatoire
pour les associations de santé souhaitant
représenter les
malades dans différentes instances hospitalières
ou de
santé publique. L’Association Française
des
Polyarthritiques et des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques a obtenu
un agrément national en 2007 (arrêté du
5 juin 2007
paru au Journal Officiel du 19 juin 2007).
Des membres de l’AFPric
vous représentent au sein de différentes
instances
du systèmes de santé :
- Conférences
régionales de santé,
- Conseils des caisses des CPAM,
- Commissions des relations avec les
usagers dans les hôpital,
- Comité régional
des usagers des établissements de santé,
- Union Régionale des
Médecins à titre libéral,
- Plan Qualité de vie des
maladies chroniques,
- Conseil supérieur des
hôpitaux,
- Conseil d’orientation du
Dossier Médical Partagé (DMP),
- Comité de pilotage du DMP
Midi Pyrénées,
- Agence Française de
Sécurité Sanitaire des Produits de
Santé (AFSSAPS),
- Haute Autorité de
Santé (HAS),
- etc.
Par ailleurs, l’AFPric
siège au sein du Collectif Interassociatif sur la
Santé
(CISS), qui regroupe 32 associations intervenants dans le
domaine
de la santé, de la famille et de la consommation pour
échanger leur point de vue sur l’organisation du
système de santé et la politique de santé publique et mener des actions communes
et
avoir ainsi plus de force pour faire aboutir leurs revendications.
C’est grâce à la mobilisation du CISS
que les grands
principes de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et
à la qualité du système de
santé ont
été adoptés.
En 2004, le CISS s’est constitué en association
loi 1901
et cherche à développer un réseau sur
tout le
territoire national, en incitant à la création de
CISS
régionaux autonomes. C’est maintenant un
interlocuteur
reconnu des instances de santé, au niveau national, comme au
niveau régional. Plusieurs
délégués
départementaux de l’AFPric
sont des membres actifs des collectifs interassociatifs
régionaux, par exemple en Alsace, en Bourgogne, en Poitou
Charentes, en Picardie, dans le Nord/Pas de Calais…
Une des actions principales du CISS est la formation des personnes qui
vous représentent dans les différentes instances
hospitalières ou de santé publique.

Boîte
à outils
Guide
des
représentants des usagers
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