L'objectif
des rhumatologues aujourd'hui n'est plus seulement de traiter la PR,
mais aussi de prévenir ses conséquences, notamment
le risque
cardio-vasculaire.
En effet, les maladies
cardio-vasculaires,
ou maladies du cœur et des vaisseaux, représentent
encore aujourd’hui la première cause de
décès en France. On connaît pourtant
bien les facteurs de risque et on s’emploie à les
éviter le plus possible, mais ces messages de
prévention ne touchent pas tout le monde.
L’infarctus du myocarde ne touche pas que les cinquantenaires
stressés et fumeurs…
Les maladies cardio-vasculaires touchent aussi les femmes, les
trentenaires, elles touchent les artères des jambes et pas
seulement celles du cœur ou du cerveau. Pour ceux qui sont
atteints de rhumatismes inflammatoires chroniques, il faut savoir
qu’une maladie inflammatoire ancienne peut
représenter un facteur de risque ; il en va de
même pour certains traitements de ces maladies,
anti-inflammatoires non stéroïdiens ou cortisone.
Cette
newsletter « cœur
et PR » fait aujourd’hui le point sur ce
sujet, pour que vous puissiez évaluer votre propre risque et
aborder le sujet avec votre médecin qui se chargera de
l’évaluer plus précisément.
Les maladies
cardio-vasculaires ne sont pas une fatalité, on
peut agir efficacement par des changements dans notre mode de vie et
bénéficier de traitements qui ont fait leurs
preuves.
Le risque cardio-vasculaire,
qu’est ce que cela représente exactement ?
Il
s’agit du risque de déclarer un jour une maladie
cardio-vasculaire ; par maladie cardio-vasculaire, on
désigne un ensemble de maladies
caractérisées :
- soit par l’obstruction progressives
des artères de l’organisme ;
- soit par la rupture d’une artère du
cerveau.
Certaines artères sont plus particulièrement
touchées, il s’agit :
- des artères coronaires qui nourrissent le
cœur : leur obstruction entraîne un
infarctus du
myocarde ou une « crise
cardiaque » ;
- des carotides qui alimentent le cerveau : elles
peuvent se
boucher également ou bien se rompre, c’est
l’accident vasculaire cérébral ou AVC
ou
« attaque
cérébrale » ;
- des artères qui irriguent les jambes :
leur
obstruction entraîne une artériopathie
oblitérante
des membres inférieurs ou plus simplement une
« artérite ».
Le principal responsable de ces accidents vasculaires est une maladie des artères appelée
athérosclérose, qui aboutit au fil du temps
à
l’obstruction de ces vaisseaux.
L’évolution se fait
longtemps sans symptôme, et lorsque l’accident
survient, la
maladie est déjà à un stade
avancé.
Cependant, des médicaments et des actes chirugicaux
permettent
de retarder ou d’éviter ces accidents, à tout âge de la vie.
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Qu’est ce que
l’athérosclérose ?
Avec
l’âge, le tissu qui constitue les
artères devient
plus rigide et perd de son élasticité ;
il
s’agit d’un phénomène normal
de
vieillissement que l’on nomme artériosclérose.
L’artériosclérose
s’accompagne très
souvent de dépôts de lipides
(cholestérol) sur la
paroi interne des artères ; on nomme ces plaques, plaques
d’athérome.
On parle d’athérosclérose
lorsque l’artériosclérose
s’accompagne de
plaques d’athérome ; c’est le
cas le plus
fréquent. Nous avons tous des plaques
d’athérome
dans les artères qui se développent depuis
l’adolescence ; cependant, elles
n’aboutissent pas
toujours à l’obstruction de
l’artère.
Certains facteurs de risque vont favoriser le développement
de
ces plaques et l’obstruction des
artères : le
tabagisme, l’excès de cholestérol,
l’hypertension artérielle, le
diabète,…
Lorsque l’artère se bouche
complètement, le sang ne
peut plus atteindre l’organe que dessert cette
artère,
provoquant un manque d’oxygène pour les cellules
et/ou
l’organe. C’est pourquoi il faut agir le plus
précocément possible sur les facteurs de risque.
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Quels
sont les autres principaux
facteurs
de risque cardio-vasculaires ?
Un
facteur de risque se définit comme une
caractéristique (génétique ou
environnementale
donc qui inclut le mode de vie) qui permet
d’évaluer la
probabilité qu’a un individu de
développer une
maladie donnée.
Les maladies cardio-vasculaires, en particulier l’atteinte
des
artères coronaires à l’origine de
l’angine de
poitrine et de l’infarctus du myocarde, sont
favorisées
par un certain nombre de facteurs de risque. Hormis
l’hérédité, le sexe et
l’âge,
les principaux facteurs de risque cardio-vasculaire sont
modifiables :
- le
tabagisme : presque toutes les personnes victimes
d’un
infarctus avant
45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4
décès cardiovasculaires sur 10 sont dus au
tabagisme ; les méfaits du tabac sur le
cœur et les
vaisseaux sont nombreux :
il
favorise la constitution de plaques d’athérome sur
la paroi des artères ;
il favorise la formation de caillots (thrombose) venant obstruer
brutalement les artères ;
il altère aussi la capacité de
dilatation des vaisseaux, ce qui peut provoquer des spasmes
artériels, avec une interruption brutale de la circulation
sanguine.
C’est sur le risque cardiovasculaire que le
bénéfice de l’arrêt du tabac
est le plus
spectaculaire ; en effet, quelques années seulement
après l’arrêt du tabac, un ancien fumeur
retrouve le
niveau de risque cardio vasculaire d’une personne qui
n’a
jamais fumé.
- L’hypertension
artérielle (ou HTA),
c’est à dire une élévation
permanente de la
tension artérielle ; la trop forte pression du sang
dans
les artères fatigue le cœur
prématurément
car il le contraint à une surcharge de travail.
L’hypertension artérielle favorise le
développement
des plaques d’athérome à
l’intérieur
des artères ; les artères les plus
menacées
sont les artères coronaires qui apportent le sang au muscle
cardiaque, les artères du cerveau et celles des jambes.
Des maux de tête d’apparition récente,
un flou
visuel ou des bourdonnements d’oreilles peuvent
être le
signe d’une hypertension artérielle ; la
bonne
façon de savoir si vous êtes hypertendu est de
faire
mesurer régulièrement votre tension
artérielle par
votre médecin. Les éléments qui
favorisent
l’hypertension artérielle sont
l’hérédité (il existe des
familles
d’hypertendus), l’alimentation trop riche en
graisses ou en
sel, l’excès de poids, la
sédentarité, la
consommation excessive d’alcool, le tabac, le
stress…
On traite l’hypertension grâce à des
médicaments efficaces, mais également en
modifiant son
mode de vie : reprendre une activité physique,
diminuer la
consommation de sel, d’alcool et de tabac, retrouver un poids
normal si l’on est en surpoids.
Voir ma boîte à outil " Les
chiffres à retenir "
- Le
diabète, c’est à dire un
excès de sucre dans le sang ; on parle de
diabète
dès que la glycémie à jeun
dépasse 1,26 g/l
sur 2 dosages consécutifs, ou bien que n’importe
quelle
glycémie dans la journée dépasse 2
g/l. Quel que
soit le type de diabète (type 1 ou type 2),
l’excès
de sucre chronique dans les artères entraîne une
atteinte
progressive des artères et des petits vaisseaux de tout
l’organisme.
Retrouver une glycémie normale est donc une
priorité
lorsqu’on souffre de diabète ; cela passe
par les
traitements (antidiabétiques oraux ou insuline), soutenus
par
l’activité physique et l’alimentation.
-
L’hypercholestérolémie, ou
excès de cholestérol dans la sang. Le
cholestérol
est une graisse naturelle indispensable à
l’organisme,
fabriquée en grande partie par le foie.
Il y a deux types de cholestérol, le
« bon » ou HDL et le
« mauvais » ou LDL ; une
augmentation du
LDL-cholestérol dans le sang représente un
facteur de
risque déterminant. A l’inverse, un taux de HDL
bas est
également un facteur de risque. Lorsque le taux de
cholestérol total (HDL + LDL) dépasse 2 g/l, le
« mauvais »
cholestérol a tendance
à se déposer sur la paroi des artères,
favorisant
le développement des plaques d’athérome.
Il existe quatre grandes causes à
l’excès de cholestérol :
une
alimentation trop riche en graisses
« saturées »,
apportée par les
aliments d’origine animale comme les viandes, les
œufs ou
les produits laitiers (fromages, beurre,…) ;
un
terrain génétique particulier ;
certaines
maladies qui affectent le rien, le foie,
la thyroïde ou le diabète peuvent être
responsables
d’une augmentation du taux de
cholestérol ;
Certains
médicaments comme les contraceptifs
oraux ou la cortisone peuvent augmenter le taux de
cholestérol ; celui-ci revient cependant
à la
normale à l’arrêt du traitement.
Là encore, l’alimentation joue un rôle
important ; la modification des habitudes alimentaire peut
permettre de réduire de 15 % son taux de
cholestérol : limiter la consommation de graisses
d’origine animale et privilégier le poisson et les
huiles
végétales. L’activité
physique
régulière améliore
également les
choses :
30 minutes de marche par jour permettent
d’augmenter le bon cholestérol.
Retrouvez
les conseils diététiques sur notre newsletter
N°1
à l’adresse
suivante : http://af-polyarthrite.net/nl1alimentation.html
-
L’excès de poids : la valeur
du
tour de taille comporte en elle-même une bonne valeur
indicative
du risque vasculaire. Il faut être vigilant si le tour de
taille
est supérieur ou égal à 88 cm chez la
femme et
supérieur ou égale à 102 cm chez
l’homme.
L’obésité résulte
généralement
d’une prédisposition
génétique (plusieurs
gènes participent au mécanisme du stockage des
graisses
et à sa régulation) et de facteurs
d’environnement
très importants : sédentarisation,
diminution de la
dépense physique, modification de nos habitudes alimentaires
au
profit des graisses et des sucres. Ceci entraîne un
déséquilibre entre dépenses et apports
caloriques,
au profit de ces derniers, conduisant à un stockage de
l’énergie non dépensée sous
forme de graisse.
Voir ma boîte à outil " Je
calcule mon IMC "
- La
sédentarité :
c’est un
facteur de risque indirect qui joue sur l’hypertension, le
diabète, le surpoids,
l’hypercholestérolémie,…
Pratiquer régulièrement une activité
physique
permet de « muscler » son
cœur et
d’améliorer la circulation sanguine. En effet,
c’est
le sang qui apporte aux muscles l’oxygène dont ils
ont
besoin ; au cours de toute activité physique, les
muscles
en action exigent plus d’oxygène, donc plus de
sang. Cette
demande accrue en oxygène est satisfaite par une adaptation
du
système cardio-vasculaire : le cœur
augmente son
débit, tandis que le réseau des
artères dirige le
sang en priorité vers les muscles en action, à
commencer
par le cœur lui-même, en plein effort de pompage
intensif.
Comme tout muscle, le cœur gagne en puissance
lorsqu’il est
entraîné
régulièrement : il propulse le
sang à chacune de ses contractions. Ainsi, il n’a
pas
besoin de se contracter aussi souvent qu’un cœur
non
entraîné, il économise donc son
énergie. Il
répond aussi plus rapidement aux demandes
d’oxygène
des muscles en action et s’adapte mieux aux besoins de
l’organisme.
En outre, l’activité physique améliore
la
circulation sanguine en dilatant les artères, permettant
ainsi
une meilleure irrigation de tous les muscles.
Régulièrement pratiquée, elle permet
de lutter
efficacement contre l’excès de poids et peut
améliorer une hypertension artérielle
modérée.
Les facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils se
potentialisent, c’est à dire qu’ils
s’aggravent l’un l’autre. Ainsi,
l’association
de plusieurs facteurs de risque, même de faible
intensité,
peut entraîner un risque très
élevé
d’être atteint d’une maladie
cardio-vasculaire. Par
exemple, si vous avez une tension artérielle
modérée, une petite intolérance au
sucre, un
cholestérol moyennement élevé, et que
vous
êtes un petit fumeur, vous êtes beaucoup plus
« à risque » que celui
qui aura un
cholestérol très élevé
isolément.
A l’inverse, les gains sur chaque facteur de risque,
eux-aussi se
potentialisent : un peu moins de tabac, un peu moins de
« mauvaises graisses », un peu
plus
d’activité physique et vous redevenez beaucoup
moins
« à risque ».
L’AFPric
vient de sortir un nouveau
magazine : « PolyTonic »
qui vous aide
à redevenir
actif, à travers vos activités de la vie
quotidienne ou
les activités physiques et de loisirs. Suivez le lien vers
le
site de l’AFPric.
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Pourquoi
les patients atteintes de PR sont davantage
concernés
par le risque cardio-vasculaire ?
Les
études ont depuis longtemps montré que la
polyarthrite
rhumatoïde est associée à un risque
majoré
d’événements
cardio-vasculaires ; une
athérosclérose prématurée
serait à
l’origine de ce phénomène, mais les
mécanismes exacts n’ont pas encore
été
complètement élucidés.
On pense que le syndrome inflammatoire associé à
la PR,
ainsi que l’effet de certains traitements (AINS et cortisone)
pourraient favoriser le développement des plaques
d’athérome.
Le syndrome inflammatoire est le tableau biologique survenant au cours
des réactions inflammatoires et qui se manifeste par
l’élévation de la vitesse de
sédimentation
et une modification des taux sanguins de certaines protéines
(dont la CRP par exemple, mais aussi certaines Interleukines ou le
TNF-alpha) ; ces cytokines inflammatoires présentes
en
excès perturbent le fonctionnement tissulaire de la paroi
interne des vaisseaux sanguins (l’endothélium
vasculaire)
et cela favorise la développement des plaques
d’athérome.
A
côté de cela, certains traitements
traditionnellement
prescrits pour traiter la PR, comme les anti-inflammatoires non
stéroïdiens (AINS) et la cortisone à une
dose
supérieure à 10 mg par jour, jouent
également un
rôle dans le développement de la plaque
d’athérome et l’augmentation du risque
cardio-vasculaire. La prescription de ces médicaments devra
donc
prendre en compte les autres facteurs de risques cardio-vasculaires
(âge, tabac, surpoids, …) afin de ne pas
l’augmenter.
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Le
risque cardio-vasculaire au féminin
Le risque cardio vasculaire existe également chez la
femme. Avant 65 ans, les
accidents
vasculaires sont plus fréquents chez les hommes, mais cette
différence s’atténue
au-delà ; les
maladies cardio-vasculaires touchent les femmes en moyenne 10 ans plus
tard que les hommes.
Il y a donc un certains nombre d’idées
reçues
à combattre, pour que la prise en charge des maladies
cardio-vasculaires chez les femmes soit plus efficace ; toutes
les
études montrent que, en cas d’infarctus, la femme
arrive
plus tardivement que l’homme à
l’hôpital et
est traitée en moyenne 1 heure après. Les femmes
hospitalisées pour maladie coronaire
bénéficient
de moins d’examens et d’interventions que les
hommes.
Les facteurs de risque sont pourtant les mêmes chez les
hommes et chez les femmes ; le premier d’entre eux, le tabac
est devenu au cours de ces dernières décennies le
risque
cardio-vasculaire essentiel de la femme avant la ménopause.
En
fumant, une femme annule la protection dont elle
bénéficie du fait de son statut hormonal.
L’association tabac
+ pilule
est particulièrement nocive, elle augmente surtout le risque
de
thrombose, mais également celui d’infarctus et
d’accident vasculaire cérébral.
Les traitements hormonaux substitutifs peuvent également
représenter un risque cardio-vasculaire : ils
augmentent
principalement le risque de thrombose veineuse (phlébite,
embolie pulmonaire). Le traitement hormonal substitutif devra donc
être prescrit de préférence aux femmes
ayant un
faible risque cardio-vasculaire, en surveillant
régulièrement le cholestérol.
L’hypertension
est généralement moins fréquente chez
les femmes,
tant que les œstrogènes peuvent jouer leur
rôle
protecteur ; en effet, cette hormone agit sur le
métabolisme lipidique en favorisant le bon
cholestérol et
limite la formation de la plaque d’athérome. Cette
protection diminue bien évidemment avec
l’âge, et
à partir de 65 ans, il y a autant d’hypertension
dans les
2 sexes.
Il est donc important de pouvoir évoquer avec son
médecin
l’existence d’une maladie
cardio-vasculaire ; les
facteurs de risque sont bien connus et les il faut les
contrôler
régulièrement (tension artérielle,
cholestérol, glycémie,…) surtout
lorsqu’on
souffre d’une PR qui représente
déjà en soi
un facteur de risque.
Il est également important de savoir reconnaître
chez une
femme les signes de l’infarctus et de l’angine de
poitrine ; ceux-ci ont souvent une présentation
trompeuse.

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La
polyarthrite rhumatoïde, et plus
généralement les
maladies inflammatoires chroniques, représentent
à elles
seules, un facteur de risque cardio-vasculaire, surtout si la maladie
est ancienne, sévère et non
contrôlée. Cela
s’ajoute à certains facteurs de risque que nous
avons tous
(âge, sexe, antécédents) et pour
certains sur
lesquels nous pouvons agir (alimentation, activité physique,
tabac,…).
N’hésitez pas à en parler à
votre
médecin, qui évaluera avec vous votre risque
individuel,
et vous conseillera sur la conduite à tenir.
Car en conclusion, si le risque cardio-vasculaire personnel est
évalué, les accidents graves ne sont pas une
fatalité :
- il y a aujourd’hui plusieurs traitements ou techniques pour
favoriser
l’arrêt du tabac ;
- lutter contre la sédentarité ne
signifie pas
obligatoirement devenir
« sportif », mais
modifier quelques habitudes (marcher un peu plus, bouger un peu
plus) ; le magazine PolyTonic peut vous aider dans cette
démarche, n’hésitez pas à
venir le
découvrir
- en présence de cholestérol, on peut
modifier son
alimentation et bénéficier de traitements qui
ramènent le taux à la normale ;
- en cas d’hypertension, quelques kilos en moins
suffisent
parfois à la réduire suffisamment et les
anti-hypertenseurs sont largement prescrits en France,
évitant
chaque année des accidents graves ;
- enfin, grâce aujourd’hui aux traitements
de la PR
qui contrôlent l’inflammation, ce facteur de risque
peut
lui aussi être réduit.
C’est
en partie grâce à la meilleure prise en charge du
risque
cadio-vasculaire et des maladies qui en découlent que
l’espérance de vie ne cesse d’augmenter
en France, y
compris pour les polyarthritiques. Pour rappel, une fillette
née
en 1900 avait une espérance de vie de 48 ans, une fillette
née en 2000 a une espérance de vie de 83 ans.
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